L'ambre

Publié le par Lozane



Le nom d'ambre, appelé parfois "succin", dériverait du mot arabe "anbar"qui signifie doré.
  L'ambre jaune, appartient au règne végétal ; c'est une résine fossile d'un jaune plus ou moins foncé, diaphane, d'une odeur agréable. Cette résine fossile est incomparablement plus dure que n'importe quelle résine actuelle.

Les poètes anciens supposaient que les grains d'ambre n'étaient autre chose que les larmes des soeurs de Phaéton ; mais la science, qui n'est pas du tout sentimentale, nous apprend qu'il est le produit d'une espèce de conifère le "Pinus succinifera", dont on ne rencontre plus que les graines et cônes ; ce produit a subit une transformation dans le sein de la terre et est devenu de l'ambre.

Un peu d'histoire

Au 4e siècle avant J.C., Aristote, philosophe et naturaliste, le classait avec les substances végétales et en parallèle avec ces autres résines que sont la myrrhe et l'encens. Dans son oeuvre  "Histoire naturelle", encyclopédie des connaissances des anciens, Pline en a fait un classement identique. Thalès (fin du 7e siècle avant J.C.) découvre que l'ambre attirait les corps légers lorsqu'on les frottait fortement : l'ambre était donc doué de propriétés électrostatiques. L'ambre en grec se dit "Alektron" dont dérive le terme "Electricité". Le savant Russe Lomonosov considérait que l'ambre était une résine fossile provenant d'un arbre.

Il y a 40 millions d'années, les régions du centre et du nord de l'Europe étaient couvertes de forêts au sein desquelles se trouvaient de nombreux ancêtres de nos pins et épicéas ; 10 millions d'années plus tard, ces forêts furent en partie englouties par les eaux. Ceci explique que le littoral de la Baltique soit riche en ambre, une résine fossilisée, dans laquelle divers insectes, arachnides, etc. attirés par son odeur en sont restés prisonniers, comme ont pu être inclus par dépôt, des feuilles, bois, pollens, plumes etc.

La résine, qui est un excellent agent de fossilisation a conservé ces différentes inclusions animales et végétales. Puis, suivant un processus long, pas très bien élucidé et faisant intervenir de nombreux éléments, la résine au bout de plusieurs millions d'années se transforme en ambre.

L'ambre de la Baltique serait chargé de légendes et de mystères car il contient la "lumière du monde", cet ambre que les riverains de la mer Baltique surnomment encore aujourd'hui "les larmes des oiseaux de mer". Les hommes ont toujours été fascinés par l'ambre auquel ils ont très tôt, attribué des pouvoirs magiques et quasi divin.

Dès l'âge de pierre, il fut utilisé dans un but décoratif et curatif et fit l'objet, durant l'Antiquité d'un commerce important. En Europe, on le trouve dès le Néolithique, mais il est surtout abondant à l'âge du bronze, les sites Mycéniens de la Grèce, particulièrement les tombes à Tholos ont livré de l'ambre en abondance (perles de colliers, ...). On en a retrouvé à Mycènes, en Grèce, en Crête, en Italie, en Irlande, dans la Péninsule Ibérique, en Allemagne, ... mais aussi en Inde et en Perse. L'analyse chimique a montré que la majorité de l'ambre du monde méditerranéen provient de la Baltique.

On a retrouvé en grande partie les Routes de l'Ambre de la Baltique qui traversaient la Pologne, l'Allemagne et la Yougoslavie. A l'autre bout du monde antique, l'ambre est mentionné dans les textes Chinois à l'époque des HAN deux siècles avant notre ère. Il provenait de la Baltique et passait par la Russie et le Cachemire avant d'arriver en Chine.

De l'ambre pour quoi faire ?

A l'état naturel, les modules d'ambre sont translucides, transparents même troubles avec des colorations diverses entre le brun rougeâtre et la teinte miel résultant de la quantité et du contenu des bulles qui y sont emprisonnées. Ce qui donne une infinie variété de tons et de nuances qui changent en fonction de la lumière que les frappe.

La résine fossilisée devient un minéral facile à tailler et il séduit par sa couleur et son éclat. Devant tant de beauté, l'homme se servit de l'ambre pour en faire des parures, des bijoux (colliers, perles, talismans divers).

Les Gaulois portaient des Talismans en ambre, les Romaines en mettaient dans leurs cheveux ou portaient l'ambre autour du cou pour éloigner les mauvais esprits. Au Moyen Age les artisans de Bruges se rendirent célèbres par la fabrication de chapelets d'ambre diffusés par les chevaliers Teutoniques. Au Maroc, les petites mains porte-bonheur en ambre (Khansas) annihilent les actions malfaisantes des Djinns. On se servit de l'ambre pour confectionner les embouts des narguilés...

Brûlé, l'ambre dégage un parfum aimé des Dieux. Les Romains et Néron en particulier, faisaient brûler de l'ambre comme de l'encens.



La chambre d'ambre de St-Pétersbourg

Genèse de la Chambre d'ambre

La Chambre d'ambre a été réalisée à Dantzig et Königsberg en Prusse par trois maîtres de la marqueterie d'ambre, Gottfried Wolffram, Ernst Schacht et Gottfried Turau, et était initialement destinée au château de Charlottenbourg. Elle a été conçue par l'architecte et sculpteur Andreas Schlüter. Il s'agissait d'une pièce totalement recouverte de lambris en ambre, également connue sous l'appellation de huitième merveille du monde. Le Danois Gottfried Wolffram, tourneur d'ambre, était sans doute depuis 1701 au service de Frédéric Ier de Prusse, qui l'avait engagé sur la recommandation de Frédéric IV de Danemark. En 1706, la réalisation de la Chambre lui fut retirée et confiée à deux artisans de Dantzig, Schacht et Turau : le prix demandé par Wolffram fut en effet ressenti comme excessif. Une source datant de 1712 mentionne encore l'œuvre, qui n'a vraisemblablement été installée qu'après la mort de Frédéric Ier dans un cabinet de la « Salle Blanche » (Weißer Saal) du Château de Berlin.

Le tsar de Russie Pierre le Grand admira la Chambre lors de sa visite à la résidence des rois de Prusse et, après qu'elle lui fut offerte, la fit transporter à Saint-Pétersbourg. Sa fille, l'impératrice Élisabeth Ire de Russie, fit tout d'abord installer la Chambre au Palais d'Hiver, puis au Palais de Catherine à Tsarskoïe Selo. L'architecte italien Bartolomeo Francesco Rastrelli agrandit la Chambre et lui donna sa taille définitive par l'adjonction de pilastres à miroir et de sculptures dorées.

Source : Wikipédia.

 



 


 

 

 

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Commenter cet article

gerard 21/05/2008 07:58

Bonjour Lozane , un ptit tour dans ton blog , histoire de m'instruire un peu,,, j'en ai appris des choses sur l'ambre !  amitiés